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HD Forum

   

LA HAUTE DEFINITION

 

:: SOMMAIRE

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INTRODUCTION : La révolution de l'image et du son

1. La définition d'une image
   1.1. Réalité et perception
   1.2. Les détails dans une image

2. Les images en mouvement
   2.1. Le mouvement au cinéma
   2.2. Le mouvement à la télévision

3. Haute Définition analogique

4. Télévision numérique
   4.1. MPEG2
   4.2. Diffusion numérique

5. Haute définition numérique
   5.1. MPEG4
   5.2. Haute Définition numérique
   5.3 La HD : pour quoi faire ?
   5.4. Quels programes pour la HD ?
   5.5. La HD et le téléspectateur

 

:: INTRODUCTION : La révolution de l'image et du son


La Haute Définition va révolutionner la télévision comme l’avait fait la couleur 35 ans auparavant ou l’avènement du compact disc pour l’audio. Apportant une finesse d’image proche du cinéma et un son multi-canal, la Haute Définition vous fera bénéficier du meilleur des progrès de la technologie.

L’arrivée du DVD, du Home Cinema, et enfin des écrans plats vous a déjà habitué à une image de meilleure qualité que celle de la télévision "traditionnelle". La Haute définition va encore plus loin avec une qualité d’image 3 à 4 fois supérieure à celle d’une image DVD.

Le bénéfice de la Haute Définition est d’autant plus flagrant qu’elle est présente dans toutes les étapes de production et de diffusion, du tournage des images HD à leur réception dans les foyers :

  • Production des images :
    Aujourd’hui le tournage en HD remplace avantageusement la prise de vue en pellicule argentique 16 mm ou même 35 mm en évitant une étape coûteuse de numérisation de l’image tout en offrant une qualité équivalente.
  • Diffusion :
    Les progrès de l’informatique et de l’électronique ont permis le développement de nouvelles normes de compression vidéo et de nouveaux supports permettant la diffusion de vidéos HD. Les premiers DVD HD et les premiers bouquets de chaînes HD seront disponibles dès la fin de cette année ou le début de l’année prochaine.
  • Réception :
    La TV HD sera présente dans un premier temps sur le satellite et l’ADSL, puis sur le câble et enfin sur la Télévision Numérique Terrestre.
    Pour recevoir les chaînes HD, il faudra disposer d’un décodeur adapté, compatible avec tous les téléviseurs grâce à une sortie péritel, ou d’une interface numérique ("HD CP").
    Pour voir la HD, il faudra disposer d’un écran HD. Dans tous les cas, les images HD pourront également être restituées sur un téléviseur traditionnel au travers de la prise péritel avec une définition qui sera similaire à celle du standard SECAM actuel, le téléviseur fonctionnant à son meilleur niveau de qualité.

Dans ce cadre, le HD Forum a pour but de coordonner l’action de tous les acteurs professionnels concernés (production, diffusion, réception) afin d’optimiser la chaîne de production, de diffusion et de restitution sur le parc de téléviseur HD.

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:: 1. La définition d'une image


        1.1. Réalité et perception

La manière de capter et d'afficher des images dépend entièrement de la perception de la réalité visible par les êtres humains, c'est la base de la science du traitement des images.

L'oeil humain perçoit un nombre fini de détails . Il suffit pour s’en rendre compte de regarder au loin un monument quelconque et de s’en rapprocher progressivement.
Cela tient à la manière dont l’œil perçoit la lumière : le fond de la rétine est tapissé de capteurs : les cônes et les bâtonnets qui sont excités par la lumière se chargeant et se déchargeant en fonction de l’intensité lumineuse reçue.

Cette propriété est mise à profit (parmi beaucoup d’autres) pour la télévision : si vous vous approchez de votre téléviseur jusqu’à presque coller l’œil dessus, vous remarquerez que l’image est constituée de petits points de couleur papillonnant et s’allumant plus ou moins intensément suivant la composition de l’image. A une distance normale de votre téléviseur (qui a été définie comme étant égale à 7 fois la diagonale pour la télévision standard), vous ne percevez plus ces petits points, l’image vous apparaît comme un tout continu.

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        1.2. Les détails dans une image

En analogique (c’est à dire un signal physique), plus la définition sera basse, plus l’image apparaîtra floue, comme une photo ratée par exemple.

En numérique (l'image est représentée par une suite de chiffre binaire), plus la définition sera basse, plus le nombre de pixels sera faible.

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:: 2. Les image en mouvement


Dans le domaine de la télévision et du cinéma, il convient d'ajouter une dimension temporelle aux deux dimensions de l'image.
La méthode de représentation de cette dimension temporelle est différente suivant qu'on se situe au cinéma ou à la télévision.

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        2.1. Le mouvement au cinéma

Une projection au cinéma est schématiquement une suite de diapositives prises à instants réguliers, tous les 1/24ème de seconde.

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       2.2. Le mouvement à la télévision

La représentation du mouvement à la télévision est beaucoup plus subtile qu'au cinéma.

   Principe de l'écran à tube cathodique :

Le vide a été fait à l'intérieur du tube. A une extrémité, un canon à électrons émet un mince faisceau orientable en hauteur et en largeur. A l’autre extrémité, le faisceau d’électrons vient frapper l’écran à proprement parler. Là, l’énergie des électrons est convertie en lumière par des "luminophores".
Sur un poste en noir et blanc, un seul type de luminophore suffit pour émettre de la lumière blanche (il reste noir s'il n'est pas excité).
Sur un poste en couleurs, trois types de luminophores sont utilisés pour rendre chacune des couleurs primaires (rouge, vert, bleu). Les nuances sont rendues par l'association de ces couleurs.

   L'image de télévision :

Pour afficher une image de télévision, le faisceau d’électrons va balayer l’écran de la gauche vers la droite en constituant des lignes. Pour assurer la continuité de l’image pour l’œil du téléspectateur, la télévision utilise une propriété des luminophores :

  • Une fois que ceux-ci sont touchés par le faisceau d’électrons, ils mettent un certain temps à revenir à leur état initial (c’est à dire qu’ils continuent à émettre de la lumière) : ce temps caractéristique est appelé temps de rémanence.
  • Pour que l'image reste affichée en permanence, il faut donc que le temps de rémanence corresponde au temps que met le faisceau d'électrons pour parcourir l'écran.

   Images entrelacées :

A chaque passage du faisceau d’électrons, une image différente est affichée, ce qui permet de représenter le mouvement.

Cependant, les premiers tubes cathodiques étaient loin d’avoir les performances requises pour permettre ce type d’affichage. La vitesse de balayage de l’écran par le faisceau d’électrons était limitée par l’électronique de l’époque (années 40). Les ingénieurs vont alors recourir à une ruse : l’affichage entrelacé.
Plutôt que de parcourir tout l’écran lors d’un passage, le faisceau d’électrons va passer sur une ligne sur deux, il passera sur la deuxième ligne au passage suivant (donc avec une image légèrement décalée dans le temps). On appelle ce type d'affichage un affichage entrelacé.

Ainsi, quand on dit la télévision en Europe est en 50Hz (standards PAL et SECAM), cela veut dire qu’une demi-image (une ligne sur deux) de télévision est transmise tous les 1/50ème de seconde.

Quand une image est entièrement transmise à chaque fois, on parle d'affichage progressif (ainsi le cinéma est progressif).

Les normes NTSC, PAL et SECAM étant les standards de la télévision analogique ou numérique, leur définition est appelée définition standard (SD). Elle est de 625 lignes (entrelacées) à 50Hz pour le PAL et le SECAM, et de 525 lignes entrelacées à 60Hz pour le NTSC.

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:: 3. Haute Définition analogique


Les standards de la télévision sont relativement anciens. Le SECAM français et le PAL allemand datent des années 60, le NTSC américain des années 50.

A la fin des années 80, un nouveau standard de télévision sensé apporter une image de meilleure qualité est apparu : le HD-Mac, mis en avant par la Communauté Européenne.
Ce format de définition analogique comprenait 1250 lignes et une image 16/9.

L’absence d’équipements professionnels, de réseaux de diffusion et de récepteurs grand public (les rares récepteurs disponibles étaient lourds et encombrants) ont conduit à l’échec global du plan HD MAC.
Ce fut la dernière norme analogique développée avant l'arrivée du numérique.

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:: 4. Télévision numérique


Immédiatement après l’échec du HD-Mac au début des années 90, la question de la normalisation de la télévision numérique s’est posée.

La communauté européenne a renoncé à imposer une norme qui pourrait être rejetée par les industriels. Elle a alors choisi de favoriser la création d’une norme commune par consensus au sein d’un organisme européen : le DVB Group.

Aujourd’hui, le DVB a très largement dépassé le simple cadre européen pour devenir le principal organe de normalisation de la télévision numérique au niveau mondial.

La numérisation du signal a de nombreux intérêts :

  • Les images analogiques sont très sensibles au bruit. Tous les traitements et transmissions qu'elles vont subir dans la chaîne de l'image ne peuvent que dégrader la qualité de ces images. Après une première dégradation due à la numérisation du signal, il est possbile de supprimer toute dégradation due au bruit sur un signal numérique.
  • Les techniques de compression vidéo et de transmission numérique permettent de faire passer jusqu’à 6 chaînes d’une qualité satisfaisante dans un seul canal analogique (câble, satellite ou hertzien).

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        4.1. MPEG2

Le MPEG2 a été le premier standard de vidéo numérique à avoir permis la diffusion de télévision numérique.

La numérisation "brute" d'un signal de télévision occupe un débit considérable : 270 Mbps pour un signal SD. Il est donc impossible de transmettre directement un signal vidéo numérique.

Comme le mp3 réduit la taille des fichiers musicaux, le MPEG2 va réduire la taille des fichiers vidéos (il prend aussi en charge le son). Le MPEG2 permet de passer de 270 Mbps pour un flux vidéo brut à 3.5 à 6 Mbps pour un flux encodé.

   Méthodes d'encodage :

On peut diviser les méthodes de compression en deux catégories :

  • Les techniques sans perte : par un codage binaire intelligent des différents éléments constituant l'image, il est possible de réduire sensiblement les ressources nécessaires de l'image sans changer la quantité d'information contenue dans l'image.
  • Les techniques avec pertes : dans une image, beaucoup de motifs se répètent d'une image à l'autre, au sein d'une même image, l'idée est de ne décrire ce motif qu'une fois et d'y faire référence à chaque fois qu’il réapparaît. Cette technique est dite "avec perte" parce qu’un motif n’est jamais exactement le même, et donc ces petites différences sont perdues lors de la compression MPEG2.

   Utilisations du MPEG2 :

Encodage offline (en différé) :

  • Dans l'encodage offline de la vidéo, il n'y a pas de contrainte de délais dans le passage du fichier source (la vidéo non compressée) au fichier MPEG2.
  • Il est donc possible d'envisager de faire travailler un ordinateur pendant plusieurs heures pour quelques minutes de vidéo, mais aussi de faire plusieurs passages à un même instant de la vidéo pour optimiser la qualité du fichier final.
  • C'est la méthode qui est utilisée pour l'encodage des DVD.

Encodage temps réel :

  • Dans l’encodage temps réel, la vidéo doit pouvoir être vue en direct, en même temps qu’elle est encodée. Les délais entre l’entrée (flux vidéo brut) et la sortie (flux vidéo compressé) ne doivent pas dépasser l’ordre de la seconde.
  • L’encodeur est donc limité par les performances de l’électronique du système et l’impossibilité de "prendre du recul" par rapport à la matière à encoder (un seul passage).
  • C'est typiquement les contraintes des systèmes de télévision numérique où l’encodage en numérique se fait directement à partir du signal de télévision analogique.

Débit fixe et débit variable :

  • Un des grands principes du MPEG2, c’est qu’on se sert des images déjà transmises pour décrire les images suivantes. Dans le cas d’un plan fixe, la quantité d’information nécessaire est donc très faible par rapport à celle qui nécessaire pour décrire des mouvements rapides.
  • Dans le cas d’un débit fixe la vitesse allouée (en Mbps) est fixe quel que soit le type d’images transmises.
  • Dans le cas d’un débit variable, la quantité d’informations transmises dépend de la complexité des images à transmettre (c’est le cas pour les DVD). Dans le cas de la télévision numérique, on parle alors de multiplexage statistique. (encart diff de qualité entre DVD et TV numérique).

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        4.2. Diffusion numérique

Au milieu des années 90, le DVB Group a publié les premières normes de diffusion de télévision numérique à destination du grand public. Basés sur la compression numérique MPEG2 pour la vidéo, le DVB-S (pour satellite) et DVB-C (pour câble) sont rapidement devenus des standards mondiaux de diffusion.
Ils sont notamment utilisés en France pour TPS & CanalSatellite (DVB-S) et Noos (DVB-C).

Par la suite, DVB Group a publié la norme DVB-T qui est celle de la TNT en France et plus généralement en Europe.

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:: 5. Haute Définition numérique


        5.1. MPEG4

Le MPEG2 a été normalisé en 1995. Depuis 10 ans que cette norme existe, les connaissances en traitement du signal ont énormément progressé ainsi que la puissance de calcul de l’électronique.

Il a été possible d’augmenter les performances du MPEG2 de 30%, mais pour pouvoir aller plus loin, il a été décidé de créer une nouvelle norme de télévision numérique inspirée du MPEG2 et beaucoup plus performante (et gourmande en puissance de calcul) : le MPEG4.

   Utilisations du MPEG4 :

Il existe plusieurs versions du MPEG4 : le MPEG4 part 2, disponible depuis 2000 environ, sert à la diffusion sur Internet. C’est de cette norme que sont dérivés tous les standards d’Internet les plus populaires :

  • WM9 (Microsoft),
  • Xvid (Opensource),
  • Real Media (Real Networks).

L'adaptation de cette norme pour les contraintes de la télévision (encodage temps réel) a reçu plusieurs noms du fait des diverses collaborations qui ont présidé à la naissance de cette nouvelle norme :

  • MPEG4 part 10,
  • AVC,
  • H264.

Le MPEG4 H264 a d’abord été créé pour remplacer avantageusement le MPEG2 dans les systèmes vidéos :

  • Télévision numérique en définition standard ,
  • DVD.

Mais il va aussi permettre le lancement de services innovants   :

  • Haute Définition,
  • TV vers les mobiles.

   Performances du MPEG4 :

Par rapport au MPEG2, le MPEG4 permettra à terme une économie d’environ 50% des données à transmettre (sur la base de la SD). On attend par ailleurs des gains supplémentaires d’environ 30% au cours des années à venir.

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        5.2. Haute Définition numérique

La principale évolution qui a permis l’arrivée le TV Haute Définition vient de l’informatique :

Les technologies de la télévision sont figées pour des années en raison de la nécessaire compatibilité du signal diffusé avec l’ensemble des postes TV des téléspectateurs, y compris les plus anciens (phénomène connu sous le nom d’ "effet de parc").

L’informatique, au contraire, n’est pas bridé par ces contraintes. Les ordinateurs et les logiciels ont un cycle de vie très court de l’ordre de 4 à 5 ans au plus, pour cette raison, les ordinateurs personnels utilisent systématiquement les dernières innovations technologiques.

Alors que les innovations technologiques dans le domaine des écrans de télévision stagnaient (hormis quelques innovations annexes comme le doublement de la vitesse de balayage), les écrans de PC, eux utilisaient le meilleur de la technologie pour améliorer le confort d’utilisation.

Ces écrans restaient de tailles relativement modestes (inférieure à 60 cm de diagonale), l’apparition des écrans plats a permis d’envisager la création de modèles d’écrans de grande taille spécifiquement dédiés à un usage de télévision.

Rappelons tout de même qu’il existe de grandes différences entre un moniteur et un téléviseur ; ne serait-ce que la distance utilisateur-moniteur qui est plus de trois fois inférieure à la distance utilisateur-téléviseur.

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        5.3. La HD : pour quoi faire ?

L'augmentation de la taille des écrans appelle naturellement à une augmentation de la qualité de l’image. De même que nous sommes moins sensibles à la qualité de l’image pour une photo en taille 10x15 que pour un format A4, nous sommes naturellement beaucoup plus exigeant avec un écran de 1m de diagonale qu’avec un écran de 20 cm.

Ce point doit être cependant relativisé, la définition standard a été conçue pour être vue à une distance égale à 7 fois la diagonale de l’écran. De cette manière, quelle que soit la taille réelle d’un écran, la taille relative (c’est à dire la taille perçue) est la même.

La HD, c'est la recherche de la qualité cinéma :

  • Le format 16/9, proche du format 2,35 utilisé a cinéma,
  • Le son multicanal (par exmeple Dolby 5.1) comme au cinéma,
  • Une distance de visionnage de trois fois la diagonale (contre 7 fois pour la SD) pour occuper le maximum de champ visuel.

C'est le respect de ces paramètres avec une qualité acceptable qui amène à définir la qualité d'image de la HD.

   Les définitions de la HD :

Trois paramètres essentiels sont à prendre en compte pour l'image :

  • La fréquence de refraîchissement : elle détermine l'intervalle entre 2 images (ou 2 demi-images) : 24 Hz (cinéma), 50 Hz (Europe), ou 60 Hz (Etats-Unis),
  • Le nombre de lignes : elle détermine la finesse de l’image (le nombre de pixels par lignes est directement proportionnel au nombre de lignes) : 1080 lignes ou 720,
  • Le mode d’affichage : progressif ou entrelacé (p ou i).

Les modes de production / diffusion HD les plus courants sont : le 720p et le 1080i (50 ou 60Hz).

   MPEG4 et HD :

HD ne veut pas dire systématiquement MPEG4. Les premiers réseaux de HD numérique au monde sont diffusés en MPEG2 : la TNT aux Etats-Unis, en Corée et au Japon.

Cependant, le MPEG2 a un défaut majeur : une chaîne diffusée en HD occupe 5 à 6 fois plus de ressources qu’une chaîne diffusée en SD, la diffusion coûterait donc 5 à 6 fois plus cher (sans parler des problèmes de disponibilité de la ressource). Ainsi, aux Etats-Unis, en Corée et au Japon, seules les chaînes hertziennes historiques sont diffusées sur la TNT en MPEG2.

La HD va donc permettre :

  • l'augmentation de la taille d'écran sans augmenter la distance entre TV et utilisateur ni grossir démesurément le pixel,
  • d'avoir une meilleure qualité d'image (piqué, contraste, détails du relief, ...),
  • d'avoir un format 16/9 natif pleine définition au lieu d'un "agrandissement" du 4/3,
  • de filmer différent (plus de zoom pour montrer un détail, décors plus riches, etc.),
  • de filmer ce que la basse définition ne permettait pas.

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        5.4. Quels programmes sur la HD ?

Tous les programmes ne sont pas égaux devant la HD, en faisant référence au cinéma, on signifie aussi que les programmes les mieux adaptés à la HD sont d’abord :

  • le cinéma ,
  • le sport ,
  • les documentaires.

   Le cinéma :

Le cinéma est le format le mieux adapté à la HD, depuis longtemps déjà la post-production des films (effets spéciaux, montage, étalonnage) se fait en Haute Définition Numérique. Il suffit de faire un "télé-cinéma" HD pour disposer de programmes de très bonne qualité et tout à fait adaptés à la HD.

   Le sport :

Sous la pression des networks américains et japonais, la plupart des grands événements sportifs sont désormais tournés en HD :

  • Coupe d’Europe de Football 2004 (100% HD),
  • JO Athènes 2004 (30 % HD),
  • Coupe du Monde de Football 2006 (100% HD),
  • JO Pékin 2008 (100% HD).

Par ailleurs, la production nationale démarre - TF1, M6 et Canal+ ont produit leurs premiers matchs de foot en HD - et devrait devenir systématique dès l’année prochaine pour les rencontres importantes.
Des prestataires comme AMP, HBS, BCE, Visual 102 disposent de moyens de production en HD adaptés à la captation d’événements.

   Le documentaire :

Proche du cinéma et de la fiction, le documentaire évolue sous la pression du marché international. Ainsi, le prochain numéro d’Ushaïa, tourné au Yémen, est intégralement tourné en HD (des essais avaient été fait lors de tournages précédents). Les documentaires de la BBC sont tous tournés en HD.

   Les autres formats :

Ces formats sont pour l'essentiel :

  • l'information,
  • la fiction,
  • le divertissement,
  • la publicité.

Les émissions de plateau (divertissement, information, talk show…) doivent être repensées avec le passage à la HD. Outre le passage au 16/9 qui change la manière de cadrer l’image, les décors et le maquillage ne peuvent plus être traités de la même manière qu’en SD. La HD révèle tous les détails du décors et des visages qui auparavant étaient gommés par l’utilisation d’une lumière intense en SD. En conséquence, le moindre défaut se remarque immédiatement (l’anti-cernes du maquillage est visible).

Les reportages d’information, eux, se retrouvent face à d’autres contraintes : le temps et les moyens de réalisation sont limités par les conditions de reportages (montage sur PC portable, délais très courts, transmissions à "bas débit"), en conséquence, il sera difficile de passer à la HD avant quelques temps.

La HD est par contre une chance pour la fiction. Traditionnellement réalisée en pellicule 16 mm ou en vidéo, le passage à la HD numérique permet le passage à une qualité cinéma sans (trop) augmenter les coûts de tournages. Navarro (TF1), Kaamelott (M6) ont été réalisés en HD.

La publicité française a une grande tradition de qualité dans ses prises de vue, la grande majorité des spots sont tournés en 35mm ce qui permet un passage facile à la HD. Les annonceurs se sont montrés très intéressés par la HD qui permettrait d’augmenter l’impact publicitaire des spots.

Quoi qu’il en soit, la diffusion HD sera progressive, les chaînes ne commençant à diffuser que quelques heures de HD par semaine avant d’arriver au bout de 4 ou 5 ans (le temps de remplacer le matériel) à 100 % en HD.

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        5.5. La HD et le téléspectateur

   L'écran plat :

Aujourd’hui, la plupart des écrans plats vendus en France ne sont pas HD. Cependant, une part grandissante des ventes se fait sur des écrans affichant une résolution HD minimale (au moins 720 lignes). De plus, la majorité des écrans plats peuvent accepter un signal HD en entrée.

Aux Etats-Unis et au Japon, la présence d’une offre HD a poussé le marché vers les écrans HD. Ce phénomène devrait se reproduire en Europe avec le lancement des offres payantes HD vers la fin 2005 / le début 2006.

Devant le flou des spécifications de la HD, l’organisme européen EICTA (dont le Simavelec est membre) a labellisé des spécifications a minima pour les écrans :

  • 720 lignes de résolution verticale minimale (pas de précision pour la résolution horizontale, les pixels pouvant être rectangulaires),
  • Un format supérieur à 4/3 (14/9, 16/9, 2,35),
  • Une prise DVI ou HDMI compatible avec la protection HDCP,
  • L’écran est capable de recevoir en entrée au moins les deux formats européens 720p50Hz et 1080i50Hz.

DVI et HDMI : ce sont deux formats de prise vidéo numérique, DVI vient du monde informatique, alors que le HDMI a été spécifiquement créé pour la TVHD.

HDCP : Il s’agit d’un format de données permettant un échange de données vidéos protégées contre le piratage entre les différents appareils de la maison : décodeurs, écrans plats, lecteurs DVD HD...

Ce label de l’Eicta s’appelle "HD ready", il doit fournir la garantie au consommateur que sont écran est capable d’afficher tous les programmes HD disponibles en Europe avec un gain de qualité minimal par rapport à la SD.
Dans l’absolu, on pourrait définir un label "100% HD" qui maximiserait les gains attendus de la HD :

  • 1080 lignes et 1920 pixels par lignes (correspondant à l’image HD la mieux définie),
  • Format 16/9,
  • Au moins une prise HDMI compatible HDCP,
  • L’écran est capable de recevoir tous les signaux HD tels que définis par le SMPTE et l’UIT.

Ce label correspondrait à une très faible part du marché (y compris aux Etats-Unis et au Japon), il représenterait aussi la définition maximale qu’attendra jamais un téléviseur. En effet, à partir de 1.60 m de diagonale ce qui représente une limite en raison de l’espace disponible dans les logements, la différence avec des résolutions supérieures est à peine perceptible.

Les téléspectateurs achètent des écrans plats d’abord pour avoir une image plus stable qu’avec leur écran à tube et une télé plus grande et qui prend moins de place. Le besoin d’une meilleure qualité ne vient qu’avec le DVD qui pour une même résolution a une qualité bien supérieure à la TV numérique standard.

   La réception des offres HD:

Les chaînes en HD ne seront disponibles, au moins dans un premier temps, qu’au travers des offres payantes qui pourraient être lancées fin 2005 / 2006 dès la disponibilité des décodeurs MPEG4 HD :

  • Satellite,
  • TNT payante,
  • Câble,
  • ADSL.

Le téléspectateur devra être équipé d’un décodeur MPEG4 HD (entièrement compatible avec le MPEG2 et le MPEG4 SD, et donc avec les offres standards existantes) connecté au téléviseur via un câble HDMI ou DVI.

Un téléviseur standard reçoit un signal analogique provenant de son tuner ou d'une source externe. Dans le cas d'un décodeur numérique (Satellite ou Terrestre) ou d'un DVD, le signal numérique est converti en signal analogique avant d'être envoyé vers le téléviseur.

Lorsque le diffuseur souhaitera appliquer un haut niveau de protection anti-piratage (protection contre l’enregistrement et la distribution sur Internet), il enverra un signal au décodeur qui activera la protection HDCP. Les données ne pourront être lues qu’avec un écran compatible HDCP (et ne pourront donc être détournée sur un PC).

Au démarrage de la HD, les chaînes HD reçues par le téléspectateur, ne seront en HD "native" qu’une partie du temps, le reste est "upconverti". Cette opération consiste à partir des sources du programme SD à augmenter artificiellement le nombre de pixels vers un format HD avant sa diffusion. Si le résultat reste inférieur à de la HD "native"  (prises de vues en HD), il est néanmoins supérieure à de la simple SD et même au DVD.

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